Une critique féministe du pouvoir des sociétés transnationales

World March of Women - Marche mondiale des femmes - Marcha Mundial de las Mujeres

Le livre virtuel et la série de vidéos « Critique féministe du pouvoir des sociétés transnationales » sont en ligne ! Le matériel est le résultat du processus d’élaboration féministe pour la 5ème action internationale de la Marche Mondiale des Femmes, qui a pour axe central la dénonciation des sociétés transnationales. « Nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer » est la devise de cette 5ème Action, qui combine la lutte pour la durabilité de la vie et la résistance dans les territoires à la proposition d’alternatives et à l’urgence d’une transformation radicale de la société.

L’organisation et la production du matériel ont bénéficié des contributions des membres de la Marche Mondiale des Femmes au Brésil, de la SOF Sempreviva organisation féministe et des membres du Comité International de la MMM, en plus des contributions organisées dans le débat régional de la Région Amériques.

Le livre « Critique féministe du pouvoir des sociétés transnationales » rassemble des articles de Nalu Faria, Marianna Fernandes, Tica Moreno, Natália Lobo et Taís Viudes. Les textes portent sur le rôle des entreprises transnationales dans le travail précaire et numérisé, l’intensification de la division internationale, sexuelle et raciale du travail, l’exploitation de la nature et la mercantilisation du féminisme (par le soi-disant « maquillage lilas »). Il est lancé, dans un premier temps, en portugais et en espagnol, et est disponible en téléchargement gratuit.

Vidéos

Le livre est accompagné d’une série de trois animations, disponibles en portugais, espagnol, anglais et français. Les vidéos présentent, de manière très explicative, le fonctionnement du pouvoir des entreprises de trois secteurs et placent également nos propositions féministes alternatives.

Dans le n°1 : Le travail précaire, nous montrons la trajectoire de la production d’une tenue, en passant par les chaînes mondiales de production, la monoculture du coton, la production industrielle et les grands magasins. Dans le n°2 : L’alimentation, le chemin emprunté par une tomate pour devenir du ketchup est confronté au chemin (plus sain et plus juste) d’une tomate agro-écologique. Et dans le n°3 : la numérisation, les données extraites de nos vies et des téléphones portables parviennent aux destinataires, par le biais de câbles sous-marins et de serveurs aux États-Unis.

Affronter le pouvoir des sociétés transnationales, c’est affronter le capitalisme raciste et patriarcal. Ces matériels visent à renforcer le féminisme anticapitaliste et antiraciste construit par les femmes qui, en mouvement, résistent pour vivre, et marchent pour transformer.