Mozambique

Date: April 24, 2020
Location: Mozambique
Type of action: Action en ligne

La Marche mondiale des femmes du Mozambique a envoyé cette vidéo pour rejoindre la chaîne de solidarité à Rana Plaza et dénoncer l’impact négatif des sociétés transnationales sur la vie des femmes et des communautés. Les employées de maison, les femmes vivant avec le VIH, les femmes travaillant dans le commerce informel transfrontalier (les muqueristas), les femmes du Syndicat national des agriculteurs, l’Alliance des femmes travailleuses exigent le respect et la fin de la violence et de l’exploitation.

Le Women’s Forum a également organisé une réunion en ligne à laquelle toutes ces femmes ont participé, autour de la solidarité et des problèmes rencontrés par les travailleuses en cette période de pandémie. Les critiques ont été nombreuses à l’encontre du secteur privé, qui procède à des licenciements massifs qui, selon eux, sont l’effet de la pandémie, mais qui ont déjà eu des problèmes pour gérer leurs entreprises. Tant que ces entreprises restent ainsi, les femmes qui travaillent de manière informelle sont empêchées de traverser les frontières pour acheter les marchandises qu’elles vendent. Ce travail soutient les familles et fait également bouger l’économie locale.

Aujourd’hui, les femmes sont empêchées de le faire avec leurs charrettes et sont obligées de louer ensemble de gros camions, les seuls véhicules qui peuvent traverser les frontières. Les agents des douanes conservent toutefois les marchandises, y compris les denrées périssables. Et il y a des femmes qui contractent des prêts bancaires pour louer les camions. En outre, on les empêche désormais de descendre dans la rue et, au risque d’une grande répression policière, d’occuper l’espace public pour faire leurs ventes. Confinées dans leur foyer, les femmes ont du mal à nourrir leur famille et sont également confrontées à l’augmentation de la violence domestique. Mais ils n’arrêtent pas de se battre. « Les alternatives que les femmes créent sont des alternatives qui servent à améliorer la vie, que ce soit la leur et celle des autres ou la nôtre à toutes e tous », disent-elles. Et ils réaffirment : nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer !