

La 6ème action internationale de la Marche Mondiale des Femmes débute au Sahara Occidental
Sahara Occidental, mars 2025 – La 6ème action internationale de la Marche Mondiale des Femmes (MMF) a officiellement démarré au Sahara Occidental, rassemblant des militantes féministes du monde entier. Ce puissant mouvement, qui s’est battu pour les droits des femmes et l’égalité pour tous depuis sa création en 2000, continue à se mobiliser et à se solidariser avec les femmes dans les territoires occupés, les zones de conflit et les communautés opprimées à travers le monde.

La décision de lancer la 6ème Action Internationale au Sahara Occidental est profondément significative. Le Sahara occidental, l’une des dernières colonies d’Afrique, est depuis longtemps le théâtre d’un conflit politique et d’une lutte pour l’autodétermination. Les femmes de la région sont confrontées à une discrimination systémique, à la violence et à des difficultés économiques, exacerbées par l’occupation en cours et les tensions géopolitiques. La présence de la MMF vise à amplifier leurs voix et à mettre en évidence l’intersection entre les droits des femmes, la résistance anticoloniale et la solidarité mondiale.

Lire le discours prononcé et publié par Capire lors du lancement de la 6ème Action Internationale de la Marche Mondiale des Femmes au Sahara Occidental :
Lire le discours de Yıldız Temürtürkan
Le lancement de la 6e action internationale a eu lieu du 8 au 11 mars 2025 à Tindouf, avec une série d’activités symboliques et stratégiques. L’événement s’est ouvert au siège de l’Union nationale des femmes sahraouies, où les participants ont visité un magasin traditionnel et une exposition de médias avant de se joindre à l’hymne « Feu et détermination ». La secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies et le secrétariat international de la Marche mondiale des femmes ont prononcé des discours soulignant l’intersection entre la lutte féministe et la lutte du peuple sahraoui pour l’autodétermination. Un documentaire a montré l’histoire des souffrances endurées par le peuple sahraoui pendant le conflit, suivi d’une discussion sur les conditions de santé de la population à travers le prisme du genre et de l’intersectionnalité.

Le deuxième jour, le 9 mars, comprenait des visites au Musée national, où les membres de la MMF ont participé à une manifestation, et des réunions avec le président du Croissant-Rouge sahraoui et des représentants des familles de détenus disparus.
Les déléguées ont également visité l’hôpital national Al Bachir Salah pour en savoir plus sur les luttes pour les soins de santé dans les territoires occupés. La soirée s’est terminée par une table ronde et un événement culturel pour célébrer la résistance sahraouie.
Le 10 mars, les participants se sont rendus dans la province d’Aousserd, où ils ont été accueillis par les autorités locales et ont bénéficié d’une visite guidée. Une visite à l’école Simone Bolivar leur a donné un aperçu des défis auxquels sont confrontés les jeunes Sahraouis dans le domaine de l’éducation. Plus tard, les participants ont visité un cinéma à Boujdour, où le rôle de la culture dans la lutte féministe et de libération a été souligné.
Les activités se sont poursuivies en Algérie le 11 mars, où les participants sont arrivés à Alger et ont été accueillis par une projection de film et un débat sur la résistance féministe dans les territoires occupés . Une conférence intitulée « Les luttes des femmes sahraouies » a permis aux intervenants de réfléchir à la résistance et à la détermination des femmes au Sahara occidental. La journée s’est terminée par un goûter traditionnel, qui a permis des échanges féministes et la création d’un réseau entre les participants.

Depuis la création de l’Union nationale des femmes sahraouies (UNFS) en 1974, ses efforts ont été essentiels dans la mobilisation pour l’indépendance nationale et l’émancipation des femmes. Avec ses 10 000 membres, l’UNFS a contribué à améliorer la représentation des femmes sahraouies au sein du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique.
La cause, l’histoire, les femmes : Sahara occidental
Un drapeau dans le sable : les femmes sahraouies construisent leur souveraineté
La 6e action internationale n’est pas seulement un moment : c’est un mouvement qui conduit le changement, soutient la résistance et envisage un monde où les droits et la souveraineté des femmes sont au centre de la justice mondiale.

Du 8 mars au 17 octobre, la Marche mondiale des femmes appelle toutes les sœurs du monde à marcher ensemble sous le slogan « Nous marchons contre les guerres et le capitalisme, nous défendons la souveraineté des peuples et le bien-vivre » :
« Nous marchons contre les guerres et le capitalisme, nous défendons la souveraineté des peuples et le Bien Vivre ! ».
La 6e action internationale se concentre sur :
La Marche mondiale des femmes réaffirme son engagement en faveur d’une action féministe qui défie le patriarcat, le capitalisme et toutes les formes d’oppression. Alors que le mouvement poursuit son voyage au-delà du Sahara occidental, l’esprit de la lutte collective et de la résistance résonnera à travers les continents, inspirant les femmes partout dans le monde à lutter pour la justice, la paix et l’égalité.
Ensemble, la MMF affirme son engagement à soutenir la lutte des femmes sahraouies et à œuvrer pour un monde libéré de l’oppression, du capitalisme et du patriarcat.
Vive la solidarité internationale !
Vive la lutte des femmes sahraouies !
Nous marchons contre les guerres et le capitalisme, nous défendons la souveraineté du peuple et le Bien Vivre !
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