

Les 17 et 18 octobre 2025, la Marche mondiale des femmes Québec a pris vie grâce à une série d’activités mobilisatrices, créatives et profondément inspirantes qui ont rempli la ville d’énergie féministe, de joie et de détermination.

🌿 17 octobre — Le village féministe : tisser des liens et échanger des idées
Le 17 octobre, le Village féministe a réuni des centaines de participantes pour des ateliers, des discussions et des activités d’éducation populaire féministe. Cette journée d’échange, de réflexion et de création a permis aux participantes de tisser des liens, de partager leurs connaissances et de se préparer collectivement pour la grande journée de mobilisation du lendemain.

Les participantes ont réfléchi aux racines des luttes féministes, à la nécessité de relier les revendications locales et mondiales, et au pouvoir de l’organisation collective. L’atmosphère était empreinte d’espoir et de créativité, une démonstration vivante de la solidarité en action.
✊ 18 octobre — Une marche de 20 000 personnes pour la vie et les droits
Le 18 octobre, les rues de Québec ont été envahies par une énergie débordante alors que près de 20 000 femmes et leurs alliés ont défilé pour dénoncer la violence faite aux femmes, la pauvreté et la destruction de notre environnement.
La marche comprenait des tableaux vivants illustrant les principales revendications féministes, des fanfares, des marionnettes géantes et des performances artistiques qui revêtaient une importance tant historique que politique.

Un contingent de cyclistes, composé d’une douzaine de femmes qui avaient parcouru près de 300 kilomètres depuis Granby, a également laissé une impression durable, symbole vivant de persévérance et de solidarité.
Dans leurs discours, les porte-parole ont exprimé la colère, le courage et la vision qui ont animé les luttes féministes à travers les générations et les continents.
Julie Antoine a rappelé que :
« Cette violence n’est pas aléatoire. Elle n’est ni privée ni accidentelle. Elle est historique, politique et structurelle. La violence à l’égard des femmes est systémique. »
Elle a poursuivi :
« Nous dénonçons le patriarcat qui excuse, les tribunaux qui minimisent, les États complices qui banalisent et restent silencieux. Nous dénonçons le capitalisme qui exploite, le colonialisme qui écrase et toutes les idéologies qui cherchent à nous asservir. Nous sommes l’espoir. Nous sommes la vie. Nous sommes partout. Et nous résisterons. »

Ses paroles ont trouvé un écho puissant auprès des manifestants, résonnant dans les rues remplies de tambours, de chants et de banderoles.
Pénélope Guay, s’exprimant en tant que féministe autochtone, a rappelé à tous le lien profond qui existe entre les luttes des femmes et la défense de la planète :
« La Terre nourricière ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons. Chez les peuples autochtones, c’est le fondement même de notre identité. »
Elle a ajouté :
« Assez laissé les entreprises rédiger les lois des pays pour servir leurs propres intérêts. Il existe des solutions, mais nous devons décider ensemble que c’est la voie à suivre… Nous marchons pour une société fondée sur des valeurs féministes qui met l’économie au service de la vie. »
Son message a fait le lien entre les luttes féministes et écologiques, soulignant à quel point les deux sont indissociables dans la lutte pour la justice et la durabilité.

Emilia Castro a évoqué les racines structurelles profondes de la pauvreté et la manière dont elle touche les femmes de manière inégale :
« La pauvreté trouve ses racines dans le sexisme et la discrimination, en particulier pour les femmes qui se trouvent à la croisée de plusieurs systèmes d’oppression… Celles qui sont confrontées à de multiples obstacles sont plus exposées au risque de pauvreté, notamment les femmes racialisées, les femmes handicapées et les mères célibataires. »
Elle a conclu en soulignant la portée mondiale de la résistance féministe :
« Face à la situation actuelle dans le monde, les femmes de tous les continents résistent… En 2025, la résistance des femmes se poursuivra, tout comme notre solidarité internationale ! »
🌎 Une célébration de la lutte et de l’espoir

Tout au long de la journée, des discours puissants, des performances, des chansons et des moments de convergence ont favorisé un sentiment de puissance collective et d’émotion partagée. La cérémonie de clôture, colorée et pleine d’espoir, a célébré la mémoire des luttes féministes tout en se tournant vers l’avenir, portée par une nouvelle génération de femmes dynamiques et engagées qui continuent de marcher pour l’égalité, la justice et la dignité.
Ces deux journées ont été riches en émotions et en espoir. Elles nous ont rappelé que la convergence des luttes est non seulement nécessaire, mais aussi possible grâce à la solidarité féministe internationaliste.
Nous marcherons jusqu’à ce que toutes les femmes soient libres ! 💜✊
Nous marchons contre les guerres et le capitalisme,
Nous défendons la souveraineté des peuples et le « Buen Vivir » !
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